Partager l'eau

La ressource en eau est limitée et variable. Le changement climatique est susceptible d’exacerber les situations extrêmes – crues, sécheresses – et de réduire la ressource disponible.

Satisfaire l’ensemble des usages, aujourd’hui et demain

Depuis le début des années 1990, les périodes de sécheresse marquantes mettent en évidence la vulnérabilité de nos écosystèmes et des usages de l’eau face à des déficits de précipitation.

Pendant ces périodes, prélever de l’eau abaisse les débits dans les cours d’eau, accentuant les problèmes de fonctionnement pour le milieu aquatique et contribuant à des conflits d’usage entre utilisateurs.

Selon les territoires, le changement climatique, avec ses effets attendus sur la baisse des débits dans les cours d’eau en été, pourrait accentuer les déséquilibres si rien n’est fait et en étendre l’apparition à d’autres saisons de l’année.

La maîtrise des prélèvements d’eau et les économies de l’eau prélevée sont dès lors un enjeu fondamental pour assurer la préservation des écosystèmes et pour satisfaire tous les usages.

4 milliards de m3 prélevés chaque année

Dans le bassin Loire-Bretagne, sur l’ensemble de l’année, plus de la moitié des prélèvements sont destinés aux centrales électriques et un quart à l’alimentation en eau potable. En période estivale, l’irrigation devient prépondérante en matière de prélèvement.

L’évolution des prélèvements entre 1994 et 2011 ne présente pas de tendance nette, hormis pour l’industrie où les économies d’eau ont été constantes. Pour l’irrigation, les prélèvements fluctuent en fonction des climats printaniers et estivaux.

Des territoires particulièrement marqués par l’irrigation

L’impact des prélèvements est significatif dans les régions où l’irrigation est très présente : à l’ouest du bassin, de la Vendée à l’Orléanais, le Val d’Allier, le Cénomanien, où les débits des cours d’eau en été sont naturellement faibles.

Quelles actions pour garantir un partage équilibré des eaux ?

Le Sdage Loire-Bretagne doit contribuer à mieux gérer et répartir la quantité d’eau et à préserver les milieux et les usages :

  • priorité aux économies d’eau
  • prévention des risques de déficit sur les territoires soumis à des pressions de prélèvement importantes
  • réduction des pertes sur les réseaux d’eau potable
  • actions contribuant à renforcer les capacités d’adaptation des milieux (par exemple reconstitution d’une ripisylve pour limiter les impacts de la hausse des températures)

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