Comment et pourquoi surveiller l’état des eaux ?

Une eau en « bon état » (écologique et chimique) est une eau qui permet une vie animale et végétale, riche et variée, une eau exempte de produits toxiques, une eau disponible en quantité suffisante pour satisfaire, aujourd’hui et demain, tous les usages et les besoins des milieux naturels.

Une eau de qualité en quantité suffisante pour :

L’infographie stipule que l’eau doit être de qualité et en quantité suffisante, à la fois, pour les usages et pour les écosystèmes et la vie aquatique. Les usages, les écosystèmes et la vie aquatique sont symbolisés par des illustrations.
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janvier 2017

© Agence de l'eau Loire-Bretagne - diaphonics.fr

L’infographie stipule que l’eau doit être de qualité et en quantité suffisante, à la fois, pour les usages et pour les écosystèmes et la vie aquatique. Les usages, les écosystèmes et la vie aquatique sont symbolisés par des illustrations.  En haut et de gauche à droite, les usages  sont symbolisés par une usine, un tracteur, une station d’épuration et une fontaine. En dessous et de gauche à droite, les écosystèmes et la vie aquatique  sont symbolisés par un arbre, un nénuphar, un poisson et une libellule.

Le bassin versant

L'infographie présente l’illustration stylisée d’un bassin versant simplifié permettant de mettre en exergue 4 milieux naturels : les rivières, les plans d’eau, le littoral et les eaux souterraines. Les usages et les activités humaines y sont symbolisés de manière non exhaustive.
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janvier 2017

© Agence de l'eau Loire-Bretagne - diaphonics.fr

L'infographie sur le bassin versant présente l’illustration stylisée d’un bassin versant simplifié permettant de mettre en exergue 4 milieux naturels : les rivières, les plans d’eau, le littoral et les eaux souterraines. Les usages et les activités humaines y sont symbolisés de manière non exhaustive. De haut en bas et de gauche à droite : un château d’eau, une entreprise, une usine, des pêcheurs, une commune avec sa fontaine, ses habitats collectifs et individuels, un kayak pour le loisirs, deux champs de cultures différenciées, un hangar  agricole, des rouleaux de paille, une station d’épuration, un pont, des vaches dans un pré, un tracteur, un plan d’eau, une plage littorale et des enfants qui jouent au ballon dans l’eau et enfin les eaux souterraines en plan de coupe.

Le bon état des eaux

l’infographie propose d’expliquer l’atteinte du bon état des eaux à l’aide de smileys (frimousses) aux couleurs des différents états des eaux
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janvier 2017

© Agence de l'eau Loire-Bretagne - diaphonics.fr

L’infographie quand il est possible de parler de bon état des eaux. Elle propose d’expliquer l’atteinte du bon état des eaux à l’aide de smileys (frimousses) aux couleurs des différents états des eaux. Cinq couleurs sont utilisées : rouge, orange, jaune, vert et bleu (de mauvais à très bon).

Pour les eaux de surface (rivières, plans d’eau et littoral), sont pris en compte 3 critères qui déterminent l’état des eaux :

  • L’état physico-chimique, vérification des paramètres généraux et polluants spécifiques mesuré avec les 5 niveaux de couleurs de frimousses,
  • L’état biologique, vérification de la diversité de la faune et de la flore mesuré avec les 5 niveaux de couleurs de frimousses,
  • L’état chimique, vérification de 56 substances mesurées avec 2 niveaux de couleurs frimousses, rouge et bleu.

La combinaison de l’état physico-chimique et de l’état biologique donne l’état écologique.

Le bon état est atteint si l’état écologique est bon ou très bon et si l’état chimique est très bon. Pour que l’état écologique soit bon ou très bon, il faut que l’état physico-chimique et l’état biologique soient tous deux bon ou très bon. C’est le moins bon des éléments qui donne le classement final de l’eau.

Pour les eaux souterraines sont pris en compte 2 critères qui déterminent l’état des eaux :

  • L’état quantitatif, mesuré avec 2 niveaux de couleurs de frimousses, rouge et vert,
  • L’état chimique, mesuré avec 2 niveaux de couleurs frimousses, rouge et vert

Pour les eaux souterraines, le bon état est atteint si l’état quantitatif et l’état chimique sont tous deux bons.

 

 

L’état des eaux est évaluée avec les résultats issus des réseaux de surveillance de la qualité et de la quantité des eaux. Pour les eaux de surface, le bon état écologique est  en premier lieu le bon état biologique. Le bon état physico-chimique est pris également en compte comme condition nécessaire à la vie biologique.

Comment surveille-t-on  l’état des eaux ?

La surveillance de l’état des eaux s’appuie sur un réseau de stations de contrôle, des listes de paramètres définies réglementairement, des méthodologies de prélèvement et d’analyse et des procédures de fiabilisation des données. Un travail qu’anime l’équipe réseau de l’agence de l’eau et auquel l’agence consacre 9 millions d’euros par an.

Près de 2 000 stations sont suivies sur un cycle de six ans

À leur création en 1971, le réseau de surveillance a ciblé les « points noirs » du bassin, là où la qualité était déplorable  soit environ 200 stations. En 2017, les 837 stations du réseau de contrôle de surveillance (RCS) inscrit dans la directive cadre sur l’eau sont réparties sur tous les types de cours d’eau (des plus petits aux plus grands) et sur d’autres types de masses d’eau.

Depuis 1970, le nombre de paramètres suivis en cours d’eau est passé de 100 à plus de 1 000, notamment pour rechercher les pesticides. L’effort de surveillance sur le volet chimique est présent sur toutes les eaux de surface, souterraines et littorales.

Jusque vers 1990, les agences de l’eau évaluaient principalement la qualité physico-chimique des eaux. La surveillance s’est étendue à la faune et de la flore. Les mesures évaluent aussi la qualité de l’habitat permettant la colonisation ou non par différentes espèces. 3 000 prélèvements hydrobiologiques en cours d’eau ont eu lieu en 2016.

Depuis 1992, l’agence de l’eau aide des réseaux de connaissance ou réseaux de suivi des impacts des activités humaines sur de nombreux territoires du bassin.

Des coûts grandissants qui demandent une recherche d’économie

La surveillance liée à la DCE venant à représenter un budget de 9 millions d’euros par an, l’agence a cherché à optimiser la programmation tout en respectant le cadre réglementaire, et cela dès 2013. L’optimisation s’est poursuivie dans le programme de surveillance établi sur 2016-2021 qui cible les paramètres suivis en fonction des altérations de  chaque masse d’eau cours d’eau et limite le suivi à 2 années consécutives.

Des résultats de plus en plus fiables

L’agence de l’eau veille sur les méthodes à mettre en œuvre sur le terrain et en laboratoire et travaille sur l’harmonisation des pratiques afin d’assurer la qualité des mesures sur le bassin Loire-Bretagne. Elle s’appuie sur un réseau d’experts nationaux et de bassin.

Elle réalise ou fait réaliser des audits et des contrôles réguliers de ses différents opérateurs à chaque étape du processus d’acquisition des données sur le terrain et au laboratoire. Chaque année, l’agence organise dans les différentes régions du bassin des réunions de « qualification » conviant ses principaux partenaires (DREAL, AFB, conseils départementaux, Fédérations de pêche et délégation AELB) pour valider les résultats de l’année précédente.

Pourquoi surveiller l’état des eaux ?

Le suivi de l’état des eaux est indispensable pour bien choisir les actions à conduire et remédier aux dégradations qui ont été identifiées.

Mesurer pour connaître

Le suivi de la qualité dans la durée est indispensable pour faire la différence entre les variations naturelles (saisonnalité ou cycles interannuels) et celles qui sont liées à l’activité humaine. Il permet de détecter l’effet des activités humaines et de constater des améliorations dans la durée liées à des actions de reconquête de la qualité ou de la quantité des eaux.

Connaissance du territoire et expertise des acteurs locaux pour orienter l‘action

Chaque année les données sont analysées, discutées et validées avec des acteurs locaux. L’expertise partagée permet d’identifier les freins et l’origine des dégradations constatée, de connaître l’état des lieux avant d’intervenir et de détecter et caractériser les progrès pour savoir où intervenir en priorité. Elle permet ainsi d’orienter mais aussi d’évaluer l'action.

La surveillance de la qualité des eaux a permis d’identifier les masses d’eau sur lesquelles il est prioritaire d’intervenir pendant le Sdage 2016-2021.

Suivi de la qualité des eaux dans le Bassin Loire-Bretagne :

  • 9 M€ par an soit 2 % de son programme d’intervention                                               
  • 2000 stations de surveillance sont suivies,
  • 1000 paramètres physicochimiques sont mesurés,
  • 3500 prélèvements hydrobiologiques réalisés chaque année,
  • 25 millions de données brutes sont accessibles dans la banque Osur-Web de l’agence de l’eau,

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