Les coûts et les moyens mis en œuvre

Protéger les eaux de nos régions implique de financer un certain nombre d'actions. Ces actions répondent à différents besoins comme la construction de stations d'épuration, la restauration écologique des rivières, la réduction des pollutions diffuses (engrais, pesticides)...

La politique de préservation de l’eau est le fruit d’un effort collectif. Elle est financée par :

  • le prix de l’eau (équipements d’épuration et d’alimentation en eau potable),
  • les investissements privés (industriels, agricoles),
  • l’impôt local (restauration des cours d’eau, inondations…),
  • les aides européennes (mesures agro-environnementales…),
  • les aides de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.

Agir en amont

Investir pour sauvegarder la ressource et la qualité de l'eau c'est prévoir les impacts du changement climatique, mais aussi assurer une eau de bonne qualité et en quantité suffisante pour tous les usages qui en sont faits (agricoles, industriels, professionnels et individuels).

Investir pour l'eau et prévenir les pollutions c'est aussi éviter des surcoûts d’investissements et d’équipements pour la traiter. La France s'est engagée vis-à-vis de la Commission européenne pour respecter des critères de qualité de l'eau. Ne pas les respecter c'est aussi s'exposer à des sanctions financières.

Poursuivre les efforts vers le bon état des eaux

Pour retrouver des eaux en bon état il faut poursuivre les efforts et les intensifier. L’artificialisation des rivières et les pollutions diffuses (nitrates, phosphore, pesticides) restent les principales causes de dégradation des eaux. Des problèmes de manque d’eau sont présents et le changement climatique les accentue. C’est pourquoi, près de la moitié des modifications apportées au Sdage actuel portent sur l’adaptation au changement climatique. Tels sont les grands enjeux du Sdage 2022-2027 et de son programme d’actions.

Un effort collectif de 600 millions d'euros par an

Répartition du coût des mesures par domaine - projet Loire-Bretagne 2022-2027

Graphe présentant la répartition en pourcentage et par domaine d'action des coûts du projet de programmes de mesures 2022-2027 :
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janvier 2021

© Agence de l'eau Loire-Bretage

Le graphe présente la répartition en pourcentage et par domaine d'action des coûts du projet de programmes de mesures Loire-Bretagne 2022-2027, soit un effort collectif de 600 millions d'euros par an dans les domaines suivants :

  • 34 % pour les milieux aquatiques
  • 30 % pour l'agriculture
  • 26 % pour l'assainissement
  • 5 % pour la quantité d'eau
  • 3 % pour l'industrie
  • 2 % pour la connaissance

Pour atteindre 61 % des eaux en bon état le projet de programme de mesures identifie :

  • 10 750 actions/travaux à mettre en place localement entre 2022 et 2027,
  • pour un coût de 3,6 milliards d’euros,
  • soit une contribution financière moyenne de 45 euros par an et par habitant.

Atteindre 100 % des eaux en bon état en 2027 nécessiterait de multiplier par 3 ou 4 cet effort financier.

Le principe « l'eau paie l'eau » est au coeur du fonctionnement de l'agence de l'eau. Pour réussir à financer des actions, les utilisateurs paient une redevance à l'agence pour qu'ensuite cet argent serve à sauvegarder la qualité de l'eau mais aussi sa quantité.

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